D'autres revendications sont à préférer à celle d'un revenu de base

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Résumé

D'autres mesures permettraient de réaliser une partie ou l'ensemble des choses permises par un revenu de base, sans en présenter les inconvénients.

  • Fondé sur un droit à l'emploi, le salaire à vie serait financé par le travail de tous, et préparerait une sortie du capitalisme.
  • L'extension des droits sociaux (droits à la santé, à l'éducation, au logement, etc.), sous forme de services publics gratuits pour tous, améliorerait considérablement les conditions de vie de l'ensemble de la population.
  • Une réduction massive du temps de travail, réparti entre tous, alliée à une interdiction des licenciements, métamorphoseraient notre rapport au travail, qui serait ainsi libéré à de nombreux égards.

Citations

« L’axe principal devrait donc être la réduction du temps de travail pour toutes et tous, assortie d’une extension du champ de la gratuité pour la satisfaction des besoins sociaux. De ce point de vue, la RTT et l’interdiction des licenciements posent concrètement la question d’une « démarchandisation » de la force de travail. Aujourd’hui une répartition égalitaire des heures de travail équivaudrait à une durée hebdomadaire de l’ordre de 30 heures, et qui pourrait descendre encore par suppression des emplois inutiles rendus nécessaires, par exemple par la non-gratuité des services publics ou par la croissance des dépenses liées à une concurrence improductive. Le niveau de vie serait amélioré principalement par l’extension des droits sociaux (droit à l’emploi, à la santé, au logement, etc.) assurée par un financement socialisé (gratuité ou quasi-gratuité). [...] Bref, il faut articuler la revendication de temps libre et celle de transformation du temps de travail, plutôt que de vouloir opposer la revendication du revenu garanti à celle de nouveau plein emploi. »
Michel Husson, « Fin du travail et revenu universel », Paris, juillet 2005.
« La question du revenu minimum est un élément d’un tout beaucoup plus vaste englobant les salaires et la protection sociale. C’est la raison pour laquelle nous nous situons, pour notre part, non dans la seule perspective d’assurer un « revenu de base » à chacun-e, mais dans celle du droit au salaire pour tous. Ce droit doit comporter la revendication d’un salaire au minimum égal au SMIC pour tous (et d’un revenu de remplacement du même montant pour toutes celles et ceux qui se trouvent « hors emploi » : pension, allocation chômage, indemnités journalières…), il ne peut s’y limiter. En replaçant la revendication d’un revenu minimum pour tous sur le terrain du salaire. nous la lions aux revendications de l’ensemble des salariés (augmentions de salaires, indexation des salaires sur les prix, défense de la protection sociale) pour l’accroissement de la part des salaires dans la richesse créée (salaire et salaire socialisé), au détriment de celle des profit. Le « revenu de base » n’est plus alors une revendication « à côté » de celle des salariés. Il devient un élément du combat de tous les salariés (qu’ils soient « dans » ou « hors emploi ») pour le salaire (direct et socialisé). Ainsi sera évitée la division entre chômeurs, jeunes et précaires d’un côté et le reste des salariés de l’autre, qu’exploitent tous ceux qui surfent sur la démagogie populiste opposant les « assistés » aux salariés qui travaillent dur et n’obtiennent jamais rien. »
Jean-Claude Laumonier, « Le revenu de base ou l’ombre de l’émancipation », 2016/10/01.

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