Comme toute analogie, l'analogie du créateur a des limites

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pouce d'argument Cet argument est une objection dans le débat Dieu existe-t-il ? (nouvelle version)
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Présentation de l'argument

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Citations

« Hume soutient que si nous utilisons l’analogie avec un agent humain, nous devrons aller jusqu’au bout et postuler que le dieu qui donne un ordre à l’Univers est comme les hommes par de nombreux autres aspects. « Pourquoi ne pas devenir un parfait antropomorphite ? Pourquoi ne pas affirmer que la Divinité ou les divinités sont corporelles, qu’elles ont des yeux, un nez, une bouche, des oreilles etc. » L’argument du dessein est comme nous l’avons vu, un argument par analogie. Toutes les analogies s’arrêtent quelque part ; sinon ce ne serait pas des analogies. En disant que la relation de A à B est analogue à la relation de A* à B* que nous postulons, nous n’affirmons pas que B* a toutes les caractéristiques de B, mais seulement celles qui rendent compte de l’existence de la relation et aussi les autres, sauf si nous avons des évidences empiriques du contraire. Pour rendre compte des régularités par l’activité d’un dieu, ce dieu doit être libre, rationnel et très puissant. Mais il n’est pas nécessaire que comme les hommes, il doive seulement être capable d’agir sur une partie limitée de l’Univers, un corps, et en agissant ainsi de contrôler le reste de l’Univers. Et il y a de bonnes raisons de supposer que le dieu n’opère pas ainsi. Car, si son contrôle direct était confiné à une partie de l’Univers, les lois scientifiques hors de son contrôle devrait opérer pour garantir que ses actions ont des effets sur le reste de l’Univers. Ainsi, postuler l’existence de ce dieu n’expliquerait pas les opérations de ces lois : or expliquer l’opération de toutes les lois scientifiques était la raison de la postulation de l’existence de ce dieu. L’hypothèse que le dieu n’est pas incarné est donc une explication meilleure et plus cohérente que l’hypothèse qu’il est incarné. »
Richard Swinburne, « L’argument du dessein », Philosophie de la religion, p.177-178, Vrin, Paris, 2010.

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