Ce n'est pas le hasard mais la sélection naturelle qui permet d'expliquer la création l'adaptation et la complexité des espèces

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Citations [ modifier ]

« Non, effectivement, le hasard n’en est probablement pas le concepteur. C’est le seul point sur lequel on peut tous être d’accord. L’improbabilité statistique de phénomènes comme le squelette de l’euplectelle est le problème fondamental que doit résoudre toute théorie de la vie. Plus l’improbabilité statistique est grande, moins la solution du hasard est plausible. C’est ce que signifie improbable. Mais contrairement à ce que cela semble sous-entendre, la solution à l’énigme de l’improbabilité n’est pas à choisir entre le dessein et le hasard. C’est entre le dessein et la sélection naturelle. Le hasard n’est pas une solution étant donné la très forte improbabilité des organismes vivants, et nul biologiste sain d’esprit n’a jamais seulement évoqué cette idée. Le dessein non plus n’est pas une vraie solution, nous le verrons plus tard ; mais, pour l’instant, je veux continuer à exposer le problème que toute théorie de la vie doit résoudre : comment échapper au hasard. »
Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, Paris, 2008.
« Qu’est-ce qui fait que la sélection naturelle peut résoudre le problème de l’improbabilité alors que le hasard et le dessein échouent dès le départ ? La réponse est que la sélection naturelle est un processus cumulatif qui décompose le problème de l’improbabilité en petits éléments. Chacun de ces petits éléments est légèrement improbable sans que ce soit rédhibitoire. Quand de nombreux événements légèrement improbables de ce genre s’accumulent en série, le résultat en bout de course est effectivement fort improbable, suffisamment en tout cas pour être hors d’atteinte du hasard. […] Dans Climbing Mount Improbable, j’ai exprimé cette idée sous forme d’image. Un versant de la montagne est une falaise abrupte, impossible à escalader, mais l’autre côté monte en pente douce vers le sommet. Et au sommet se trouve un appareil complexe comme un œil ou un moteur bactérien à flagelle. La notion absurde que cette complexité ait pu s’assembler spontanément est symbolisée par l’idée de sauter d’un seul coup du pied de la falaise au sommet. L’évolution au contraire contourne le pied de la montagne et monte en pente douce jusqu’en haut, facile ! Le principe de la pente montée en douceur au lieu du précipice franchi d’un seul bond est si simple qu’on a tendance à s’étonner qu’il ait fallu si longtemps pour qu’apparaisse un Darwin qui le découvre ! À ce moment, il s’était écoulé près de deux siècles depuis l’annus mirabilis de Newton, dont les travaux paraissent, comparativement, plus compliqués. »
Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, Paris, 2008.
« Une autre bonne métaphore pour représenter l’extrême improbabilité est celle de la serrure à code pour ouvrir la salle des coffres de la banque. Théoriquement, un voleur pourrait avec de la chance tomber par hasard sur la bonne combinaison. En pratique, la serrure est conçue avec suffisamment d’improbabilité pour que ce soit pratiquement impossible, comme pour le Boeing 747 de Fred Hoyle. Mais imaginez une serrure à combinaison mal conçue qui donnerait peu à peu de petits indices, comme dans le jeu de la main chaude. Supposez que quand chacune des mollettes se rapproche de la bonne position, la porte s’ouvre d’un cran de plus et qu’il en sort un peu d’argent. Le cambrioleur encaissera le jackpot en un rien de temps. Les créationnistes qui essaient d’utiliser l’argument de l’improbabilité à leur avantage supposent toujours que l’adaptation biologique est une question de jackpot ou rien. On appelle aussi cette erreur du « jackpot ou rien » la « complexité irréductible ». Ou bien l’œil voit, ou bien il ne voit pas. Ou bien l’aile vole, ou bien elle ne vole pas. On présuppose qu’il n’existe pas d’intermédiaires utiles. Or c’est faux, tout simplement. Ces intermédiaires sont légion en pratique – exactement comme on doit s’y attendre en la théorie. »
Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, Paris, 2008.

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