Attribut:Résumé d'argument

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A
La cohorte de [[#Vaccine (2016)|Vaccine (2016)]] fait actuellement consensus au sein de la communauté scientifique.  +, Même de grandes associations de soutien aux autistes (https://www.autismspeaks.org/science/science-news/new-meta-analysis-confirms-no-association-between-vaccines-and-autism) et des associations internationales indépendantes luttant contre Big Pharma (http://www.cochrane.org/CD004407/ARI_using-combined-vaccine-protection-children-against-measles-mumps-and-rubella) croient en l'absence de lien entre le ROR et l'autisme.  +
D
"Par où est-ce que je puis connaître quelqu'unité réelle ? Je n'en ai jamais vu ni même imaginé par le rapport de mes sens. Que je prenne le plus subtil atome ; il faut qu'il ait une figure, une longueur, une largeur et une profondeur […] ; et le dessus n'est point le dessous, un côté n'est point l'autre. Cet atome n'est pas véritablement un, il est composé de parties. Or le composé est […] une multitude d'êtres : ce n'est point une unité réelle. Je n'ai donc jamais appris ni par mes yeux, ni par mes mains, ni même par mon imagination, qu'il y ait une unité réelle. […]" Pour Fénelon, la sensation d'unité intérieure est fondatrice, elle organise notre univers mais ne peut résulter d'aucune expérience ni d'aucun raisonnement. Je me perçois comme Un. D'où vient cette connaissance immédiate d'être un ? <div class="citation"><div></div>« J’ai au-dedans de moi une idée claire d’une unité parfaite, qui est bien au-dessus de celle que je puis trouver dans mon âme : [mon âme] se trouve souvent comme partagée entre deux opinions, deux inclinations, deux habitudes contraires. Ce partage que je trouve au fond de moi-même ne marque-t-il pas quelque multiplicité, ou composition de parties ? L’âme a d’ailleurs une composition successive de pensées dont l’une est très différente de l’autre. Je conçois une unité infiniment plus une […] : je conçois un être qui ne change jamais de pensée, qui pense toujours toutes choses à la fois, et en qui on ne peut trouver aucune composition […]. Cette idée, toujours présente au fond de moi, est le modèle parfait sur lequel je cherche partout quelque copie imparfaite de l’unité. Je connais donc Dieu avec une telle clarté que c’est en le connaissant que je cherche dans toutes les créatures, et en moi-même, quelque ouvrage et quelque ressemblance de son unité. »</div><div class="reference-citation">Fénelon, ''Traité de l’existence de Dieu'', p.63-64, Éditions Universitaires, Grenoble, 1990.</div>[[Auteur::Fénelon| ]][[Catégorie: Citations dépassant 1500 caractères]]  , "Si je vois l'horloge, je suppose un horloger" (Voltaire). L'univers forme un tout ordonné par des lois ; ce Tout a produit des systèmes planétaires stables, puis le vivant, enfin la conscience. Attribuer une telle séquence au seul "hasard" est absurde. Chaque étape du développement cosmique montre qu'une intelligence créatrice est à l'oeuvre. En savoir plus, voir l'argument physico-théologique : https://www.philo52.com/articles.php?lng=fr&pg=962 <div class="citation"><div></div>« Mais enfin toute la nature montre l’art infini de son auteur. Quand je parle d’un art, je veux dire un assemblage de moyens choisis tout exprès pour parvenir à une fin précise : c’est un ordre, un arrangement, une industrie, un dessein suivi. Le hasard est tout au contraire une cause aveugle et nécessaire, qui ne prépare, qui n’arrange, qui ne choisit rien, et qui n’a ni volonté ni intelligence. Or je soutiens que l’univers porte le caractère d’une cause infiniment puissante et industrieuse. Je soutiens que le hasard, c’est-à-dire le concours aveugle et fortuit des causes nécessaires et privées de raison, ne peut avoir formé ce tout. […] Qui trouverait dans une île déserte et inconnue à tous les hommes une belle statue de marbre, dirait aussitôt : sans doute il y a eu ici autrefois des hommes : je reconnais la main d’un habile sculpteur : j’admire avec quelle délicatesse il a su proportionner tous les membres de ce corps, pour leur donner tant de beauté, de grâce, de majesté, de vie, de tendresse, de mouvement et d’action. Que répondrait cet homme si quelqu’un s’avisait de lui dire : non, un sculpteur ne fit jamais cette statue. Elle est faite, il est vrai, selon le goût le plus exquis, et dans les règles de la perfection ; mais c’est le hasard tout seul qui l’a faite. Parmi tant de morceaux de marbre, il y en a eu un qui s’est formé ainsi de lui-même ; les pluies et les vents l’ont détaché de la montagne ; un orage très-violent l’a jeté tout droit sur ce piédestal, qui s’était préparé de lui-même dans cette place. C’est un Apollon parfait comme celui du Belvédère : c’est une Vénus qui égale celle de Médicis : c’est un Hercule qui ressemble à celui de Farnèse. Vous croiriez, il est vrai, que cette figure marche, qu’elle vit, qu’elle pense, et qu’elle va parler : mais elle ne doit rien à l’art ; et c’est un coup aveugle du hasard, qui l’a si bien finie et placée. »</div><div class="reference-citation">Fénelon, ''Traité de l’existence de Dieu'', Éditions Universitaires, Grenoble, 1990.</div>[[Auteur::Fénelon| ]][[Catégorie: Citations dépassant 1500 caractères]] <div class="citation"><div></div>« Est-ce donc être homme que d’attribuer non à une cause intelligente, mais au hasard, les mouvements si réglés du ciel, le cours si régulier des astres, et tant d’autres choses si bien proportionnées et conduites avec tant de raison que notre raison se perd à les vouloir approfondir ? Quand nous voyons des machines qui se meuvent artificiellement, une sphère, une horloge, et autres objets semblables, nous ne doutons pas que l’esprit ait eu part à ce travail. Comment donc pouvons-nous douter que le monde soit dirigé, je ne dis pas simplement par une intelligence, mais par une excellente et divine intelligence, quand nous voyons le ciel se mouvoir avec une prodigieuse vitesse, et faire succéder annuellement les unes aux autres les diverses saisons, qui vivifient et qui conservent tout ? Laissant donc de côté toute discussion subtile, nous pouvons maintenant repaître nos yeux du spectacle de ces belles choses, dont nous rapportons rétablissement à une divine providence. »</div><div class="reference-citation">Cicéron, ''[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5860892k/f88.image De la nature des dieux]'', livre II, § 97-98, 45 av. J.-C..</div>[[Auteur::Cicéron| ]][[Catégorie: Citations dépassant 1500 caractères]] <div class="citation"><div></div>« Supposez qu’en parcourant une lande, mon pied rencontre une pierre, et qu’on me demande comment cette pierre est arrivée là. Je pourrais répondre que, pour autant que je sache et jusqu’à preuve du contraire, elle était là depuis toujours; et peut-être ne serait-il pas très facile de montrer l’absurdité de cette réponse. Mais supposez que j’aie trouvé une montre par terre, et qu’on demande comment la montre est arrivée à cet endroit, je trouverais impensable de répondre, comme précédemment — que, pour autant que je sache, la montre pourrait avoir toujours été là. Une telle réponse ne servirait pas aussi bien dans le cas de la montre que dans le cas de la pierre. Mais pourquoi ? Pourquoi l’admet-on moins dans le second cas que dans le premier ? Pour cette raison, et pour nulle autre, à savoir que, en inspectant la montre, nous nous apercevons (ce que nous ne pouvions pas découvrir dans la pierre) que ses différentes parties sont conçues et assemblées dans une intention, que par exemple elles sont formées et ajustées de manière à produire un mouvement, et que ce mouvement est réglé de manière à indiquer l’heure de la journée; et que, si les différentes parties avaient été ouvrées différemment de ce qu’elles ont été, d’une dimension différente de la leur, ou disposées d’une autre manière, ou dans n’importe quel autre ordre que celui où elles sont placées, alors aucun mouvement n’aurait pu être entretenu dans le dispositif, ou du moins aucun mouvement qui réponde à l’usage auquel il sert à présent [...] Cette inférence est, pensons-nous, inévitable : la montre doit avoir eu un fabriquant : il doit y avoir existé, à un moment donné, à un endroit ou à un autre, un artisan ou plusieurs qui l’ont fabriquée dans une intention, à laquelle nous trouvons qu’elle répond ; ils ont compris sa fabrication, et conçu son utilisation. »</div><div class="reference-citation">William Paley, ''Théologie naturelle'', 1803.</div>[[Auteur::William Paley| ]][[Catégorie: Citations dépassant 1500 caractères]] <div class="citation"><div></div>« Les principaux moments de cette preuve physico-théologique sont les suivants : 1) Il y a partout dans le monde des signes évidents d‘un ordre exécuté sur un dessein déterminé, avec une grande sagesse, et dans tout d‘une grande variété indescriptible tant par son contenu que par la grandeur illimitée de son étendue. […] 3) Il existe donc une (ou plusieurs) cause sublime et sage qui doit être la cause du monde, non pas simplement comme une nature toute-puissante agissant aveuglément par sa fécondité, mais comme une intelligence agissant par sa liberté. 4) L‘unité de cette cause se conclut de l‘unité du rapport réciproque des parties du monde considérées comme les diverses pièces d‘une œuvre d‘art, et on la conclut, avec certitude, dans les choses qu‘atteint notre observation, et au-delà, avec vraisemblance, suivant tous les principes de l‘analogie. »</div><div class="reference-citation">Emmanuel Kant, ''Critique de la raison pure'', livre II, chap. 3, section 6.</div>[[Auteur::Emmanuel Kant| ]][[Catégorie: Citations dépassant 1500 caractères]]  , * Il n'y a pas de "nature humaine" : <div class="citation"><div></div>« Si Dieu n’existe pas, il existe un être chez qui l’existence précède l’essence, un être qui existe avant de pouvoir être défini par aucun concept et cet être c’est l’homme […]. Qu’est-ce que signifie ici que l’existence précède l’essence ? Cela signifie que l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu’il se définit après. L’homme, tel que le conçoit l’existentialisme, s’il n’est pas définissable, c’est qu’il n’est d’abord rien. Il ne sera qu’ensuite, et ne sera que tel qu’il se sera fait. Ainsi, il n’y a pas de nature humaine, car il n’y a pas de Dieu pour la concevoir. L’homme est non seulement tel qu’il se conçoit, mais tel qu’il se veut, et comme il se conçoit après l’existence […], comme il se veut après cet élan vers l’existence,l’homme n’est rien d’autre que tel qu’il se fait. »</div><div class="reference-citation">Jean-Paul Sartre, ''L’existentialisme est un humanisme''.</div>[[Auteur::Jean-Paul Sartre| ]][[Catégorie: Citations dépassant 1500 caractères]] Contrairement à une machine à laver, l'homme ne possède pas un "bon programme" d'utilisation ; si Dieu existait, Dieu limiterait cette situation de l'homme ouvert à tous les possibles et se faisant lui-même. * Si Dieu est omniscient, alors il connaît, par avance, le comportement de chaque être humain dans ses moindres détails. Cela implique que l'être humain n'est pas libre. Or, l'être humain est libre. Donc Dieu n'existe pas.   +, ,
F
''NB : Argument pertinent pour défendre la légalisation ('''L'''). Pas la dépénalisation.'' <div class="citation"><div></div>« Les lois prohibitives ont fait du commerce illicite de drogues un marché florissant à l'échelle internationale. En effet, la façon d'opérer de ces vendeurs répond aux mêmes besoins que n'importe quel marché licite : repérer une clientèle potentielle, s'assurer de sa régularité, créer de nouvelles clientèles, etc. Toutefois, le commerce, la concentration et la qualité des produits n'étant pas réglementés, tous les coups sont permis pour accroître ce marché, que ce soit la vente de drogues aux enfants ou la mise sur le marché de produits extrêmement toxiques. L'objectif de certains vendeurs est de créer un acheteur à vie du produit en stimulant des modes de consommation qui peuvent créer plus facilement de la dépendance que d'autres modes de consommation plus sécuritaires. Egalement, on fait varier les produits dans le temps pour conserver l'intérêt de la clientèle en créant des modes, en lançant régulièrement sur le marché de nouveaux produits (...). On essaie aussi d'atteindre la clientèle la plus variée possible en ayant des drogues couvrant une large gamme de prix (...). On cherche de la même manière à étendre géographiquement le marché en faisant du dumping de drogues dans certaines régions jusque là peu atteintes pour attirer de nouvelles clientèles. Il n'y a pas lieu de s'étonner de cette situation. Le marché des drogues illicites est un marché très rentable qui couvre la planète. Cela vaut la peine pour les vendeurs d'utiliser les meilleures techniques possibles de distribution et de promotion de leurs produits. »</div><div class="reference-citation">Lise Beauchesne, ''Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition'', Lanctôt, 2003.</div>[[Auteur::Lise Beauchesne| ]][[Catégorie: Citations dépassant 1500 caractères]]  +, ''NB : Argument pertinent pour défendre la légalisation ('''L'''). Pas la dépénalisation.'' <div class="citation"><div></div>« Ses collègues et tous ceux qui sont passés dans son bureau peuvent en témoigner : le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, n’est ni un fieffé gauchiste ni un grand laxiste. Et pourtant, la semaine dernière, présentant ses vœux en audience solennelle, ce magistrat a osé briser un tabou en évoquant la nécessité d’ouvrir un débat sur la politique de répression de la consommation et de la vente de cannabis, actant «l’échec» de la législation actuelle. Il a aussi évoqué «de faire évoluer le droit en fonction de l’évolution de la société». »</div><div class="reference-citation">Alice Géraud, « [https://www.liberation.fr/societe/2014/02/05/cannabis-un-requisitoire-contre-la-loi_978254 Cannabis : un réquisitoire contre la loi] », ''Libération'', 5/02/2014.</div>[[Auteur::Alice Géraud| ]][[Catégorie: Citations dépassant 1500 caractères]] Serge Supersac, ex-policier, coauteur de ''Pour en finir avec les dealers'' (2011), le dit aussi dans son livre.  +, ''NB : Argument pertinent pour défendre la légalisation ('''L'''). Pas la dépénalisation.'' <div class="citation"><div></div>« This is little short of a state subsidy to organised crime (Cela ressemble à une subvention publique au crime organisé). »</div><div class="reference-citation">Simon Jenkins, « [https://www.theguardian.com/commentisfree/2013/dec/12/heroic-uruguay-deserves-nobel-prize-cannabis Heroic Uruguay deserves a Nobel peace prize for legalising cannabis] », ''The Guardian'', 12/12/2013.</div>[[Auteur::Simon Jenkins| ]]  +, ,
A travers l'histoire, des hommes ont souvent fait le rêve ou ont pensé à l'édification d'un monde sans frontière. Malgré ces pensées, certains hommes veulent un monde avec des frontières pour pouvoir répartir le monde et diriger une de ces parties. ===== Citation(s) ===== "Je préfère, disait un philosophe, ma famille à moi, ma patrie à ma famille, et le genre humain à ma patrie".Oeuvres de d'Alembert, vol.1, Partie 1 p.213, Belin, Paris, 1821. Diogène le Cynique répondait à la question «D'où es-tu ? »,: « Je suis citoyen du monde ! » "Vois toutes ces frontières ce ne sont que de sombres cicatrices Plaies ouvertes d'anciennes conquêtes, vestiges de vains sacrifices Tant de pauvres soldats envoyés au charbon sont morts... Il n'y a qu'un seul rêve que je poursuive, qu'une seule phrase en moi qui résonne Par-delà les frontières la Terre doit appartenir à tous ou à personnes" HK et les Saltimbanks, Citoyen du Monde. "Vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la Terre n'est à personne" Rousseau, Discours sur l'origine et les fondements de l'ingalité parmi les hommes.  +, Avant la crise migratoire européenne, les pays à l'intérieur de l'Europe n'étaient pas fermés, on pouvait circuler librement en tant que citoyen européen. C'est bien la preuve qu'une libre circulation est possible. ===== Citation(s) ===== "L'espace Schengen fonctionne comme un espace unique en matière de voyages internationaux et de contrôles frontaliers, où le franchissement des frontières intérieures s'effectue librement, sans passeport, sans contrôle."https://fr.wikipedia.org/wiki/Espace_Schengen  +, Chaque démocratie a besoin d'un territoire borné au sein duquel des élections puissent se tenir. Un territoire sans borne ne permet plus l'exercice de la démocratie, et devient un Empire où gouvernent des oligarchies non élues ou des groupes qui relèvent de moins en moins de la volonté populaire – comme dans l'Union européenne.  +, ,
L
"Avec son masque humaniste, ce relativisme se prétend garant de bonne entente alors que la quête de vérité (et, surtout, la confrontation entre différentes vérités) conduirait au conflit, voire à la haine. A l'usage, ce « vivre-ensemble » s'est révélé factice ; mettre hors-jeu les questions qui fâchent n'aboutit qu'à la prolifération des procès et à l'hostilité entre communautés de plus en plus divergentes. Malgré la bonne volonté dont elle se drape, la tolérance molle conduit nécessairement aux replis, aux identités sacralisées puis à l'affrontement général. Le constat d'échec d'un monde en désintégration nous montre que ''notre société a commis une grave erreur d’aiguillage'' en pariant sur le « respect ». Respecter les religions, les modes de vie, les philosophies, s'avère une autre face du nihilisme. Seule la confrontation intellectuelle est le gage d'un respect des autres qui ne soit pas illusoire." E.J. Duits, Après le relativisme, Le Cerf 2016 "Il est des idées philosophiques, apparemment bien éloignées de notre action quotidienne, qui descendent de l'empyrée et s'invitent dans nos vies. Tel est le cas du relativisme. Celui-ci n'est pas qu'une posture intellectuelle consistant à être tolérant en répétant “chacun sa vérité, son mode de vie, sa religion”. Ses effets toxiques sur nos existences se font sentir tant au niveau des rapports humains que dans le champ politique ou religieux. ''Le relativisme est une attitude de désespoir jeté sur l'accord possible des esprits''. [...] Dans cette vue désolée d'une incommensurabilité des humains entre eux, que reste-t-il ? L'espace commun se délite, les religions n'ont plus rien à se dire, les philosophes s'enferment, l'agora se vide et la démocratie s'évide. En lieu d'une rencontre féconde et colorée, notre société devient la dissociété, les regards se frôlent dans la défiance et la peur. On se trouve aux antipodes de Socrate : au lieu de confronter les visions du monde et de chercher la vérité ensemble, nous voilà renvoyés aux communautés distinctes ou aux festivités bruyantes. Le dialogue a déserté la Cité. Et pendant ce temps, elle continue sa marche aveugle, pressentant les abîmes. La science ne nous guide plus, la politique n'est qu'un combat, la philosophie se réduit à un conflit des interprétations. En attendant la catastrophe qui plane, chacun vaque à ses affaires. L'anticonformisme ronronnant domine le spectacle médiatique et étouffe la vie de l'esprit avec son ricanement compulsif et son relativisme faussement tolérant. Nous vivons dans une ère marquée par le renoncement à l'échange existentiel et à la raison." E.J. Duits, ''Après le relativisme'', Le Cerf 2016.  , "Il faut viser substantiellement comme symboliquement une égalité entre groupes victimisés et groupes dominants. Il faut accueillir la diversité et non pas vouloir l'assimiler. La logique du contractualisme doit l'emporter sur celle de l'héritage. L'éducation doit participer à ce mouvement en prônant la déconstruction plutôt que la transmission. - Le conservatisme est, au mieux, une fragilité psychologique, mais plus probablement une pathologie liée à des phobies diverses. Son point de vue est irrecevable. Le multiculturalisme, seul discours valable, est devenu une religion. - L'Etat-nation, les frontières et l'autorité sont désuets, l'Europe doit être le modèle de gouvernance d'une forme de communauté potentiellement mondialisée." Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/multiculturalisme-comme-religion-politique-lire-en-priorite-critique-livre-mathieu-bock-cote-arnaud-joly-culture-tops-editions-2725959.html#CAiQDXXbBgz23BVr.99  +, "Je me suis concentré sur les pays où j'ai effectué des reportages et que je pense connaître assez bien : la France, l'Allemagne, l'Italie, la Grande-Bretagne, le Danemark, l'Espagne, les Pays-Bas, la Suède. Certes, selon les pays que j'ai étudiés, des différences sont perceptibles dans les rapports entre la société d'accueil et la population immigrée. Cependant, ce sont les mêmes problèmes qui reviennent d'une manière ou d'une autre. Pour commencer, l'intégration des immigrés s'apparente globalement à un échec. Et les mêmes questions sont posées partout : les taux de chômage et de délinquance supérieurs à la moyenne dans les quartiers peuplés de migrants, les revendications concernant les prescriptions alimentaires islamiques, les demandes de séparation des sexes à l'hôpital ou dans les activités sportives, la recherche d'interlocuteurs musulmans modérés... Quand on voyage d'un pays européen à l'autre, comme je l'ai fait pendant plusieurs années, on entend les mêmes préoccupations, les mêmes mots, et jusqu'aux mêmes blagues. * Aux lecteurs français, votre livre paraîtra d'une grande liberté de ton, parce qu'ici, ce sujet ne se manie qu'avec la plus grande prudence... Je sais que chez vous, ce thème est entouré de tabous et de non-dits. Mais je suis journaliste, et le plus grand service que puisse rendre un journaliste est d'ouvrir un débat. Si l'on cherche une différence entre pays européens quant au traitement de l'immigration, elle est précisément là : en France, la parole est verrouillée, contrairement à la Grande-Bretagne, à l'Italie ou à l'Allemagne. Pierre-André Taguieff a raison quand il évoque l'idéologie de l'« immigrationnisme ». Chez vous, il est presque illégal d'avoir une réflexion négative sur un phénomène qui, comme tout fait de société, ne devrait pas échapper à l'esprit critique. Ce que mon regard peut apporter, en tant qu'étranger, c'est un peu de distance. Citoyen américain, c'est de l'extérieur et sans passion personnelle que j'observe la société européenne. Christopher Caldwell http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/10/08/01006-20111008ARTFIG00522--l-islam-est-le-plus-grave-de-pose-a-l-europe.php  , ,
"En France, des études de grande ampleur portant sur la population générale, ont rapporté un taux de couverture global de 21,7 % et un faible taux de couverture avec trois doses de vaccin chez les nourrissons (19,8 %), les enfants (23,3 %) et les adolescents (46,2 %). Au total, les taux de couverture obtenus sont insuffisants pour obtenir une réduction significative et le contrôle des infections par le virus de l’hépatite B en France. " [http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0399077X04000423]  +, "L’utilisation continue d’adjuvants d’aluminium dans divers vaccins destinés aux enfants comme au public général peut y avoir un rapport significatif. L’aluminium présenté sous cette forme comporte plus particulièrement des risques d’auto immunité, d’inflammation du cerveau à long terme et des complications neurologiques qui lui sont associées et peut donc avoir des conséquences négatives sur l’état de santé général." -Les adjuvants aluminiques dans les vaccins : sont-ils sans danger ?, 2011  +, * a permis de sauver des centaines de millions de vies * a permis de passer de 350 000 cas de polio dans le monde en 1988, à 37 cas répertoriés en 2016 selon l'OMS (http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs114/en/)   +, ,
Après 2008, les Etats ont mis en place des mécanismes qui évitent la crise systémique majeure. Loin d'être un champ dérégulé, l'économie mondiale est soumise à un nombre impressionnant de lois, d'accords, d'instances de contrôle. L'idée que nos vivons dans un régime ultralibéral est un fantasme.  +, Au lieu d'utiliser les machines et l'informatisation pour se libérer et gagner en temps libre et en qualité de la vie, on est devenu esclaves de nos propres créations. La mondialisation crée une classe d'insiders, qui perdent leur vie à la gagner, pendant que les exclus survivent dans des conditions précaires. De plus, l'absurdité règne : au lieu de consommer des produits locaux, on fait venir de la viande d'Amérique du Sud et des ampoules de Chine ; on produit des millions de tonnes de déchets, il y a un continent de plastique dans les océans ; on jette 1/3 de notre nourriture alors qu'il y a des famines ; on est malade de "surnutrition" au Nord et de sous-nutrition au Sud ; etc.  +, Au lieu de répartir la richesse et de permettre un développement des classes moyennes, l'ultralibéralisme augmente la précarité des employés (dérégulation de la loi travail, überisation de l'économie), lamine les classes moyennes (frais de santé plus élevés, augmentation des loyers et de l'immobilier, impôts) pendant qu'une ultra-minorité s'enrichit.  +, ,