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A
Aucun lien n'est prouvé entre la vaccination et l'autisme +There has been enormous debate regarding the possibility of a link between childhood vaccinations and the subsequent development of autism. This has in recent times become a major public health issue with vaccine preventable diseases increasing in the community due to the fear of a ‘link’ between vaccinations and autism. We performed a meta-analysis to summarise available evidence from case-control and cohort studies on this topic (MEDLINE, PubMed, EMBASE, Google Scholar up to April, 2014). Eligible studies assessed the relationship between vaccine administration and the subsequent development of autism or autism spectrum disorders (ASD). Two reviewers extracted data on study characteristics, methods, and outcomes. Disagreement was resolved by consensus with another author. Five cohort studies involving 1,256,407 children, and five case-control studies involving 9,920 children were included in this analysis. The cohort data revealed no relationship between vaccination and autism (OR: 0.99; 95% CI: 0.92 to 1.06) or ASD (OR: 0.91; 95% CI: 0.68 to 1.20), nor was there a relationship between autism and MMR (OR: 0.84; 95% CI: 0.70 to 1.01), or thimerosal (OR: 1.00; 95% CI: 0.77 to 1.31), or mercury (Hg) (OR: 1.00; 95% CI: 0.93 to 1.07). Similarly the case-control data found no evidence for increased risk of developing autism or ASD following MMR, Hg, or thimerosal exposure when grouped by condition (OR: 0.90, 95% CI: 0.83 to 0.98; p = 0.02) or grouped by exposure type (OR: 0.85, 95% CI: 0.76 to 0.95; p = 0.01). Findings of this meta-analysis suggest that vaccinations are not associated with the development of autism or autism spectrum disorder. Furthermore, the components of the vaccines (thimerosal or mercury) or multiple vaccines (MMR) are not associated with the development of autism or autism spectrum disorder.  +, The inclusion criteria contradicts the study’s title “Vaccines”, which by presumption include the full compliment of the 71 doses of vaccine prior to 18 years of age in the United States (CDC, 2014). The study only looked at thimerosal containing, and MMR vaccines, which excluded; rotavirus, haemophilus influenzae type b (HIB), pneumococcal, poliovirus, partial influenza doses, varicella, hepatitis A, human papillomavirus (HPV), and partial meningococcal. The old studies did include some of the Hepatitis B, and DTP, which included cumulative Hg dosage, and the MMR, however left out the subsequent nine vaccines.  +, This study repeatedly speaks of "cumulative mercury dosage", meaning that there was not a comparison between vaccinated verses unvaccinated. They simply studied individuals that had some mercury compared with other groups that had more. For example, smoking a few cigarettes a day, compared to those that smoke a pack a day shows no correlation to lung cancer, therefore smoking is safe. This was their inclusion criteria in a nutshell...  +,
D
D'autres revendications sont à préférer à celle d'un revenu de base +L’axe principal devrait donc être la réduction du temps de travail pour toutes et tous, assortie d’une extension du champ de la gratuité pour la satisfaction des besoins sociaux. De ce point de vue, la RTT et l’interdiction des licenciements posent concrètement la question d’une « démarchandisation » de la force de travail. Aujourd’hui une répartition égalitaire des heures de travail équivaudrait à une durée hebdomadaire de l’ordre de 30 heures, et qui pourrait descendre encore par suppression des emplois inutiles rendus nécessaires, par exemple par la non-gratuité des services publics ou par la croissance des dépenses liées à une concurrence improductive. Le niveau de vie serait amélioré principalement par l’extension des droits sociaux (droit à l’emploi, à la santé, au logement, etc.) assurée par un financement socialisé (gratuité ou quasi-gratuité). [...] Bref, il faut articuler la revendication de temps libre et celle de transformation du temps de travail, plutôt que de vouloir opposer la revendication du revenu garanti à celle de nouveau plein emploi.  +
Dieu existe-t-il ? +Le dessein intelligent est exactement aussi contestable que le hasard. Ce n’est tout simplement pas une solution plausible à l’énigme de l’improbabilité statistique. Plus l’improbabilité est élevée, moins le dessein intelligent devient plausible. À y bien regarder, on voit que le dessein intelligent double le problème. Là encore, c’est parce que le concepteur lui-même (la conceptrice, ou la chose qui a conçu le projet) soulève le problème de sa propre origine. Toute entité capable de concevoir intelligemment une chose aussi improbable qu’''Aristolochia trilobata'' (ou un univers) devrait être encore plus improbable qu’''Aristolochia''. Loin de mettre fin à la régression vicieuse, Dieu se venge en l’aggravant.  +, La « logique » des créationnistes est toujours la même. Un certain phénomène naturel est trop statistiquement improbable, trop complexe, trop beau, trop stupéfiant pour être venu à exister par hasard. Le dessein étant la seule alternative au hasard que puissent imaginer ces auteurs, il doit avoir un concepteur. Et la réponse de la science à cette logique erronée est aussi toujours la même : le dessein n’est pas la seule alternative au hasard, la sélection naturelle est plus satisfaisante. En fait, le dessein n’est pas du tout une alternative car il soulève un problème encore plus grand qu’il n’en résout : qui a conçu le concepteur ? Le hasard aussi bien que le dessein échouent à résoudre le problème de l’improbabilité statistique car le premier est le problème, et l’autre y ramène. La sélection naturelle est une véritable solution ; de toutes celles qui ont été proposées, c’est la seule qui marche. Et, en plus, elle est stupéfiante par son élégance et sa puissance.  +, Vous dites que vous avez personnellement rencontré Dieu ? Eh bien, certains ont rencontré un éléphant rose, mais cela ne vous impressionne probablement pas. Peter Sutcliffe, l’éventreur du Yorkshire, a entendu distinctement la voix de Jésus qui lui disait de tuer des femmes, et on l’a enfermé à vie. George W. Bush dit que Dieu lui a dit d’envahir l’Irak (dommage que Dieu n’ait pas jugé bon de lui apprendre par une révélation qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive). Dans les asiles, les individus se prennent pour Napoléon ou pour Charlie Chaplin, ou bien ils croient que le monde entier conspire contre eux, ou encore qu’ils peuvent faire passer leurs pensées dans la tête des autres. Nous en sourions mais nous ne prenons pas au sérieux leurs croyances telles qu’elles leur ont été révélées profondément, essentiellement parce que peu de gens les partagent. Les expériences religieuses ne sont différentes qu’en ce que les gens qui les affirment sont nombreux.  +,
Déconnecter revenu et travail est un non-sens économique +Détacher le revenu du travail n'a pas de sens car le travail est le seul producteur de richesse, le seul producteur de valeur économique ; donc il y a forcément un lien entre le travail et le salaire. Le revenu de base est détaché de l'emploi. Le problème aujourd'hui du salaire c'est qu'il est lié à l'emploi pour beaucoup de la population ; et si vous liez le salaire à l'emploi, alors c'est le chantage à l'emploi en permanence. On le connaît bien aujourd'hui, Mittal ne fait pas vivre 20 000 personnes, c'est 20 000 personnes qui le font vivre ; et si on lie le salaire à l'emploi, on donne tous les pouvoirs aux propriétaires lucratifs, et c'est pour cela que tout mouvement syndical au cours du XX° siècle a été pour déconnecter le salaire de l'emploi et pour attacher le salaire à la personne. C'est nous qui produisons la valeur, ce n'est pas Mittal.  +, La valeur économique qu’on distribue ne provient que du travail collectif à l’échelle de la société. L’hypothèse d’inconditionnalité pour percevoir un revenu de base suppose qu’un individu pourrait autovalider les activités auxquelles il choisirait de s’adonner. Alexandre le bienheureux peut-il autovalider le fait qu’il reste dans son lit ou qu’il contemple les papillons ? La réponse est non. Ce n’est pas une simple question de morale, elle porte sur ce qui fait une société. Distribuer un revenu, c’est distribuer de la monnaie et cela exige une validation collective, que ce soit par le marché ou par la collectivité à travers une décision politique pour financer, par exemple, une éducation publique par l’impôt. Il n’y a pas d’autre façon de valider le versement d’un revenu monétaire. En outre, certains ont avancé l’idée que le revenu d’existence pourrait être une rente prélevée sur la masse de la richesse accumulée par l’humanité. Mais on ne verse pas un revenu en puisant sur un stock. Un revenu provient toujours d’un flux d’activité. Il y a là une méconnaissance du b.a.-ba des principes de l’économie politique, à savoir que seul le travail crée de la valeur économique qui peut ensuite être distribuée. Tous les revenus proviennent du travail humain, collectif.  +, L’une des implications les plus radicales des thèses sur la fin du travail est que le revenu doit être redistribué indépendamment de la participation à sa création. Mais c’est le travail qui crée la richesse distribuée sous forme de revenus. La question se pose alors de savoir comment vont s’articuler la répartition du revenu et celle du travail social. La proposition d’un revenu garanti inconditionnel n’y répond pas vraiment. S’il n’existe aucune contrepartie, alors une fraction de la population décidera logiquement de ne pas travailler à moins de postuler un degré de conscience sociale qui ne peut être qu’un aboutissement souhaitable mais qu’il serait dangereux de poser en préalable. Pour convaincre une partie des bénéficiaires de revenu garanti de travailler, il faudra leur offrir une rémunération plus élevée. Quel mécanisme social permettra alors de désigner ceux qui doivent occuper l’un ou l’autre de ces statuts ?  +,
F
Faut-il dépénaliser le cannabis ? +Plus de 13 millions de Français ont expérimenté au moins une fois du cannabis, avec une hausse progressive depuis le début des années 1990 – la proportion d’expérimentateurs parmi les 18-64 ans, qui atteignait les 24 % en 2000, est ainsi passée à 29 % en 2005, puis à 33 % en 2011.  +, Les expérimentations du cannabis chez les jeunes de 17 ans diminuent en France depuis 2003, et le niveau de sa consommation a désormais été ramené à celui du début des années 2000.  +, Les enquêtes en population générale fournissent une autre mesure de l’accessibilité en questionnant la perception qu’ont les individus de la facilité avec laquelle ils pourraient ou peuvent se procurer du cannabis. Elles montrent ainsi que le cannabis paraît très accessible à la majorité des Français, qu’ils consomment ou non : près de six personnes âgées de 15 à 64 ans sur dix (58,0 %) jugent qu’il leur serait facile d’obtenir du cannabis en 24 heures, s’ils en voulaient (30,4 % assez facile et 27,5 % très facile). Les hommes de 20-25 ans sont particulièrement nombreux à partager cette opinion (79,2 % contre 61,3 % dans le reste de la population). Moins d’une personne sur dix (7,2 %) dit ne pas pouvoir se prononcer sur la question, cette proportion augmentant de façon nette avec l’âge des personnes interrogées, de 2,0 % parmi les 15-19 ans à 14,3 % parmi les plus de 55 ans. Il faut reconnaître que cette question trouve ses limites face aux individus qui n’ont aucune envie de se procurer du cannabis et n’acceptent pas vraiment la mise en situation qui leur est proposée. Les difficultés semblent peu affecter la plupart des consommateurs. L’anticipation par la constitution des petites réserves, le dépannage entre usagers et le recours à d’autres réseaux d’approvisionnement tendent à amortir l’impact d'une réduction momentanée de la disponibilité. Un consommateur régulier et averti est en mesure, en toute circonstance, de satisfaire ses besoins d’une forme ou d’une autre de cannabis.  +,
Faut-il généraliser le vote électronique ? +1. Il est invérifiable : les votes ne laissent aucune trace physique. L’électeur ne peut pas vérifier si son vote est correctement enregistré : il ne voit pas les électrons se déplacer dans la mémoire informatique. L’électeur ne sait pas non plus si cette mémoire n’est pas altérée d’ici le dépouillement. Personne ne vérifie si le logiciel qui s’occupe de ces tâches est bien celui qui est censé être dans l’ordinateur de vote. 2. Il est opaque : on ne connaît pas le fonctionnement du logiciel qui enregistre et compte les votes, car il est protégé par le secret industriel. C’est comme si, à la fin d’un vote traditionnel, on confiait l’urne à une entreprise privée qui emporterait les bulletins pour les dépouiller sans que quiconque puisse y jeter un oeil. On ne connaît même pas le résultat détaillé de la procédure d’agrément.  +, A l'automne 2006, un groupe d'informaticiens néerlandais a fait l'acquisition de machines Nedap pour en évaluer l'intégrité. "''Ces informaticiens ont démonté une machine, ont constaté qu'ils pouvaient en changer le logiciel et l'ont reprogrammée pour jouer aux échecs''", explique M. Di Cosmo. Surtout, ils affirment être parvenus à capter les radiofréquences émises par la machine à une distance de 25 mètres environ et être ainsi à même de savoir si le nom affiché sur l'écran à cristaux liquides de l'appareil - le nom du candidat pour lequel le vote a été enregistré - comporte ou non des caractères accentués. L'exercice auquel se sont essayés les informaticiens néerlandais n'est pas isolé. En octobre 2006, quatre chercheurs du département d'informatique et d'ingénierie de l'université du Connecticut sont par exemple parvenus à reprogrammer un terminal de vote Diebold, l'un des constructeurs les mieux implantés aux Etats-Unis. "''Une attaque de base peut neutraliser entièrement un candidat, échanger les voix apportées à deux candidats ou biaiser les résultats en reportant sur un candidat les votes apportés à un autre, écrivent les auteurs dans le compte rendu de leurs travaux. La corruption du système peut rester dormante jusqu'au jour de l'élection, ce qui rend impossible sa détection par le biais de tests préélectoraux.''" Sans que des fraudes avérées aient été mises au jour, plusieurs cas de défaillances de systèmes de vote électronique ont été documentés ces dernières années, surtout aux Etats-Unis, mais aussi en Europe.  +, Au XIXe siècle, par exemple, les gens avaient besoin de parcourir de longues distances pour pouvoir voter, ce qui rendait le vote impossible pour les personnes les moins favorisées – faute de moyens de transport – ou qui ne voyaient pas l'intérêt de voter et d'exercer leurs droits. Le taux de vote à l'époque n'est pas comparable avec celui que nous observons aujourd'hui. Cela montre que rendre le vote plus accessible est encore plus important que de simplifier son fonctionnement. Le vote électronique a le potentiel de permettre aux électeurs de voter en ligne, ce qui augmenterait de manière significative le taux de participation et rendrait plus accessible le vote pour tous.  +,
Faut-il préserver les Murs à pêches de Montreuil ? +Aujourd’hui, sauvegarder l’environnement et assurer une meilleure maîtrise de la consommation des espaces verts et agricoles sont des objectifs partagés par le Conseil Régional, l’État et le Conseil Économique et Social de la Région Île-de-France. Au sein d’une agglomération toujours plus dense, il est nécessaire de protéger durablement les espaces ouverts pour y « reconstruire » de l’espace public, accessible à tous. Cela est particulièrement vrai pour le département de la Seine-Saint-Denis qui manquent cruellement de sites protégés et aménagés pour les populations les plus diverses et les plus démunies. La Seine-Saint-Denis ne compte en effet que deux sites classés (Parc Forestier de la poudrerie de Sevran et les Murs à Pêches), quand le reste de l’Île-de-France en compte 111. Accéder à la nature en ville, c‘est aussi développer un imaginaire urbain de qualité, solidaire, a contrario de celui qui est lié au pavillonnaire. Ici, nous avons la chance de pouvoir créer un pôle de tourisme agricole et culturel dans des parcelles cultivées de murs à pêches restaurés, en partenariat avec la Région, les arboriculteurs franciliens et les organismes qui œuvrent dans les domaines culturel, pédagogique, patrimonial et environnemental.  +, Autre questionnement : le bruit. Le calme et le silence, reconnus comme essentiels, peuvent être menacés de différentes manières. Le cirque voisin, les concerts, les installations provisoires de Roms de Roumanie peuvent, à terme, générer des niveaux de bruits très supérieurs à ce qu’ils sont actuellement. Faut-il les réglementer ?  +, Bien au contraire, assure Jean-Charles Nègre, conseiller municipal PCF délégué à l’aménagement des Murs à pêches : « La ville travaille pour trouver les garanties légales qui empêcheront toute densification et qui préserveront le site. » Selon lui, Montreuil ne peut faire l’économie de ce projet : « Si on ne fait rien, on va se retrouver à la merci de la loi du marché et avec des murs qui s’écroulent petit à petit. Ce patrimoine, nous allons le valoriser pour Montreuil, la Seine-Saint-Denis et pour la région. Mais pour cela, il faut qu’il soit vivant. »  +,
Foire aux questions +L’UE se trouve à la croisée des chemins : soit elle continuera sa fuite en avant vers la dépossession du pouvoir accordé aux citoyens, au bénéfices d’experts capables de s’y retrouver dans des structures de plus en plus complexes et opaques ; soit les décisions reviendront aux peuples d’Europe, au travers de nouveaux mécanismes. La question centrale est donc la création d’un chaînon manquant, véritable outil démocratique de débat, permettant aux citoyens de prendre des décisions enfin éclairées par la raison. Notons ici que de telles procédures efficaces de débats ont été mises au point avec l’expérience du Deliberatorium aux Etats-Unis, voire avec les conférences de consensus. Si nous n’arrivons à créer ce nouvel outil de débat méthodique et éclairant, on pourra dire adieu à l’idéal même de la démocratie – le pouvoir du peuple pour le peuple – et nous connaîtrons une régression inimaginable vers le pouvoir de ces nouveaux philosophes-rois que sont les experts et les juristes des instances européennes.  +
I
Il est injuste que le revenu de base soit identique pour les riches et pour les pauvres +Prendre aux pauvres pour redistribuer à tous – y compris aux riches –, de façon égalitaire, ce n’est pas vraiment ce que l’on peut qualifier de politique socialement progressiste. C’est de l’anti Robin des bois, si l’on ose dire.  +, Opérer une distinction entre les riches et les pauvres nous ramène à une logique d’assistanat, avec tous les inconvénients inhérents à un tel système : ressources à justifier, contrôles à exercer, opacité, surenchères, lourdeur bureaucratique. En outre, et surtout, c’est rompre avec le postulat de l’égale appartenance de chacun à la communauté du seul fait de son existence. Pour autant, le revenu net distribué après impôt n’est pas le même pour tous puisqu’il s’ajoute aux revenus imposables. Dès lors, la partie reprise par l’impôt progressif vous pénalisera d’autant plus que votre revenu est plus élevé.  +, Il est instructif [...] de comparer un instant les pays de tradition universaliste, essentiellement scandinaves, à ceux qui, comme le Royaume-Uni, l’Irlande ou les États-Unis, ont le ciblage pour tradition. Tous les indicateurs le montrent, les premiers parviennent bien mieux à réduire pauvreté et inégalités que les seconds. Plusieurs arguments sont généralement avancés pour expliquer ce paradoxe, qui n’est qu’apparent. En premier lieu, les programmes de transferts ciblés sont mal connus de leurs bénéficiaires potentiels, qui se perdent dans un maquis d’organismes, de règlements et de catégorisations. Deuxièmement, la nature même des programmes ciblés implique de vérifier, parfois de manière intrusive et humiliante, que les bénéficiaires effectifs remplissent bien les conditions d’octroi. Enfin, les programmes ciblés assurent très mal la continuité des droits. Comme expliqué plus haut, les transferts sont partiellement ou totalement supprimés en cas de changement de statut, ce qui n’incite pas les bénéficiaires à prendre des risques pour se réinsérer sur le marché du travail. En évitant ces trois obstacles inhérents aux transferts ciblés sur les plus défavorisés, le paiement régulier d’une allocation inconditionnelle contribue à asseoir leur sécurité économique.  +
Il est possible de reconsidérer les travaux pénibles de façon à ce qu'ils soient pris en charge sans rebuter les gens +Le revenu inconditionnel est un dû de la collectivité à chacun de ses membres. Cela étant, rien n’interdit de l’assortir d’un service civique. En effet, malgré le progrès technique, il restera probablement dans nos sociétés une barre incompressible de travail non épanouissant, voire primaire, sale et servile. Si ces travaux sont indispensables à la collectivité, qu’ils soient assurés par tous, sur un temps donné, à définir comme une contribution sociale.  +, Si un revenu inconditionnel suffisant est versé à chaque citoyen, qui acceptera encore de ramasser les ordures ou de faire le ménage pour les entreprises et les particuliers par exemple ? En premier lieu, il serait souhaitable que cette situation nous amène à questionner la gestion et la répartition des tâches pénibles dans notre société. On peut ainsi espérer que la désertion des emplois pénibles débouche sur un abandon de l'injuste division du travail social en vigueur aujourd'hui pour un partage plus équitable des tâches. En effet, si chaque poste mêlait des tâches pénibles et d'autres plus intéressantes et gratifiantes, la peine serait sans doute plus supportable. Par ailleurs, il est plus que temps d'adopter une approche réellement économique des tâches pénibles. L'objectif d'une société ne doit pas être de créer toujours plus d'emplois pénibles, mais de réduire autant que possible leur nombre. Il serait donc urgent de mettre un terme à nos actuelles politiques de création d'emplois à tout-va pour mettre en œuvre des politiques économiques de destructions d'emplois ! Reprenons l'exemple du ramassage des ordures. Si ce secteur enregistrait une baisse sensible des vocations suite à l'instauration d'un revenu inconditionnel, il faudrait peut-être envisager avant toute chose de réduire la quantité de déchets produite pour en faciliter la collecte. Il faudrait peut-être imaginer d'autres modes de collectes responsabilisant davantage les citoyens. Et pourquoi ne pas mettre en place un service d'intérêt général pour réaliser collectivement les tâches que plus personne ne veut assurer seul ? Bref, il faudrait probablement changer notre organisation sociale, et ce ne serait pas un mal...  +
L
L'extrême-gauche doit-elle lutter contre l'islamophobie ? +Aujourd’hui, 170 ans après le Manifeste communiste, il faut apparemment encore rappeler que le communisme n’est pas compatible avec la religion. Il est affligeant de voir des prétendus révolutionnaires se solidariser avec des rebuts d’idées que l’on trouve dans des livres comme ceux de Houria Bouteldja. Ces idées sont la négation même des idées communistes.  +, Car tout le problème est qu’ « être matérialiste », c’est aussi avoir une approche matérialiste du phénomène religieux. Une approche matérialiste à laquelle Lutte ouvrière renonce, en considérant « la » religion de manière essentialiste, comme une force réactionnaire partout et toujours, qu’il s’agirait de combattre en tout temps et en tout lieu par la diffusion d’une « propagande antireligieuse », indépendamment des rapports de forces politiques, économiques, sociaux, idéologiques. Une approche matérialiste résumée par Lénine dans un texte de 1909, dans lequel il explique notamment que « ''la propagande athée de la social­-démocratie'' [= des révolutionnaires] ''doit être subordonnée à sa tâche fondamentale, à savoir : au développement de la lutte de classe des masses exploitées contre les exploiteurs''. » Quatre ans plus tôt, Lénine avertissait déjà : « ''en aucun cas nous ne devons nous fourvoyer dans les abstractions idéalistes de ceux qui posent le problème religieux en termes de "raison pure", en dehors de la lutte de classe, comme font souvent les démocrates radicaux issus de la bourgeoisie'' ».  +, Ce livre [''Les Blancs, les Juifs et nous'', d'Houria Bouteldja, porte-parole du PIR] défend les idées les plus réactionnaires, à commencer par [...] une prise de position contre le féminisme, dénoncé comme une exportation blanche : « ''Mon corps ne m’appartient pas. Aucun magistère moral ne me fera endosser un mot d’ordre conçu par et pour des féministes blanches. […] J’appartiens à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race, à l’Algérie, à l’islam''. » Bouteldja, qui dit préférer appartenir « ''à [sa] race et à l’islam'' » plutôt que de dire que son corps lui appartient, va même plus loin : « ''Un féminisme décolonial doit avoir comme impératif de refuser radicalement les discours et pratiques qui stigmatisent nos frères''. » Elle absout ainsi d’avance les lapideurs de femmes et les exciseurs, au nom du féminisme décolonial. On peut également mentionner le récent livre de Nargesse Bibimoune, ''Confidence à mon voile''. On y lit par exemple : « ''Mon cher voile, dis-leur que tu es la preuve de ma soumission à Dieu et uniquement Lui ! Dis-leur qu’à mes yeux tu es un instrument d’émancipation face à une société qui souhaiterait me dicter ma manière d’être une femme libérée''. » [...] Marwan Muhammad signe régulièrement des communiqués communs avec Idriss Sihamedi, responsable de l’association BarakaCity, lequel, sur un plateau télé en janvier 2016, expliquait qu’il était « ''un musulman normal'' », et qu’en conséquence il « ''ne serre pas la main des femmes'' ». Récemment Marwan Muhammad, lors d’un débat, a affirmé que la polygamie ne le regardait pas, puisqu’elle était, « ''comme l’homosexualité, un choix de vie personnel'' ».  +,
L'instauration d'un revenu de base progressiste nécessite des luttes sociales d'ampleur qui ne sont pas au goût du jour +''L’allocation universelle de solidarité'' au moins égale au salaire minimum garanti signifierait une socialisation généralisée du salaire contre les intermittences du travail. Inutile de préciser qu’il faudrait pour l’arracher un rapport de force extraordinairement favorable, alors que, dans la plupart des pays, l’heure est à la défense de la sécurité sociale, des minima sociaux, au refus de remettre en cause le salaire minimum, face aux assauts du patronat contre les solidarités acquises. Dans ce contexte concret, il est dangereux de jouer avec des revendications assez imprécises pour se prêter à des interprétations opposées.  +
L'instauration d'un revenu de base risque de dégrader les conditions de travail +[U]n montant versé sans condition à toute personne ne peut être que médiocre et ne peut assurer l’indépendance économique des bénéficiaires. Ceux-ci seraient obligés d’accepter du travail à n’importe quel prix pour arrondir leur allocation. Il en résulterait une dégradation du marché du travail et la prolifération de « boulots » mal payés. Le revenu inconditionnel contribue ainsi à institutionnaliser, selon les termes de Robert Castel, le « précariat ».  +
La baisse du PIB ne signifie pas la détérioration du bien-être +Admettons qu'une baisse du niveau d'activité économique se produise, pourquoi cela poserait-il problème ? L'économie du bonheur nous enseigne aujourd'hui que l'augmentation de la production ne s'accompagne pas toujours d'une augmentation du bien-être des sociétés. En 1972, l'économiste américain Richard Easterlin mettait déjà ce paradoxe en lumière : de 1945 à 1970, malgré une croissance économique continue, le niveau de bien-être des sociétés les plus riches n'a pas augmenté. Pour Easterlin l'explication de ce paradoxe est simple : passé un certain seuil de revenu, toute augmentation du niveau de vie ne se traduit plus par une augmentation du bien-être. C'est pourquoi une société opulente n'est pas nécessairement plus heureuse qu'une société disposant d'un niveau de vie plus modeste. Quelques comparaisons internationales offrent une illustration particulièrement éclairante de ce phénomène. Ainsi, en Europe, l'indice de bien-être déclaré par les Italiens – 6,3 sur 10 – est comparable à celui des Slovènes ou des Hongrois qui disposent pourtant d'un PIB par tête deux fois moins élevé. Plus étonnant encore, les mêmes Italiens se déclarent moins heureux que les Polonais – 6,7 sur 10 – dont le PIB par tête est trois fois moins élevé ! Et il ne s'agit pas là d'une exception italienne. On constate en effet qu'avec 20 000 € de PIB par tête, les Chypriotes sont nettement plus heureux – 7,9 sur 10 – que les Français par exemple – 7,1 sur 10 – dont le PIB par tête est d'environ 30 000 €. On peut donc être plus heureux avec moins. Dans ces conditions, on peut se demander si une baisse d'activité se traduirait réellement par une baisse de bien-être.  +
La déconnexion entre revenu et travail tend à devenir la norme +Ce qui était vrai aux temps les plus reculés de notre histoire ne l’est plus totalement aujourd’hui car, depuis, la nature et la place du travail ont fortement évolué dans notre société. D’ores et déjà, une fraction croissante du revenu des ménages se forme indépendamment de toute participation à l’effort productif, puisque la part des prestations sociales ne cesse de s’accroître dans le PIB, passant de moins de 12% en 1949 à 30% en 1998. [...] Le produit de notre travail n’est pas le fruit de notre seul mérite. Il est aussi le fruit du savoir né du travail des générations antérieures, qui conditionne l’ensemble des connaissances, le capital matériel et social accumulé, le niveau même des salaires, et encore les infrastructures et la culture même dans laquelle nous vivons. C’est cet ensemble qui est à l’origine de l’efficacité des efforts individuels et caractérise le niveau de vie d’un pays. Ces fruits appartiennent donc à tous, qu’ils travaillent ou non, et la justice sociale impose que chacun en perçoive une part égale.  +
La lutte contre la pauvreté passe par la lutte contre les inégalités +La question fondamentale à se poser est : est-ce que ce système [de revenu de base] contribuera à diminuer les inégalités ? Si oui, alors il réduira la pauvreté, mais s’il ne contribue pas à diminuer les inégalités, alors il ne réduira pas la pauvreté. Or, une des inégalités les plus fortes est celle du patrimoine (et du capital) : à ma connaissance, l’allocation universelle ne sait rien faire avec ça. Si on ne touche pas à ces choses fondamentales, le revenu de base sera alors juste un petit élément correcteur, à la marge... Il faut qu’il soit construit en rapport avec une plus juste répartition des richesses. Sinon, le risque c’est de tomber dans une logique très libérale au sens premier du terme, c’est-à-dire très « chacun pour soi ». On vous donne votre truc, et après c’est bon, débrouillez-vous avec.  +
La lutte pour un revenu de base ne doit pas remplacer celle pour une meilleure protection sociale +En découplant complètement le travail et les protections, l’éventualité d’un revenu d’existence ou de citoyenneté sanctionne le renoncement à ces tentatives qui sont aussi le nerf des luttes à mener sur le front du travail. Pour le dire un peu brutalement, elle entérine les exigences du capital et du marché et lui laisse toute la place. Car pourquoi le marché et le capital ne profiteraient-ils pas de cet abandon des protections attachées au travail pour resserrer encore leur emprise ? Un stock de travailleurs potentiels déjà partiellement rémunérés par un médiocre revenu de subsistance constituerait une nouvelle armée de réserve sur laquelle le nouveau capitalisme pourrait librement puiser au moindre coût.  +, Aujourd’hui, ce dont nous avons besoin ce n’est donc pas d’une allocation universelle, mais d’une extension de notre sécurité sociale. Attaquée de toutes parts, il faut la renforcer et non la détruire. En effet, le système d’allocation universelle n’a pas le monopole de l’individualisation des droits et du découplement du revenu et du travail (pensons aux retraites, au chômage…). Nous devons évidemment prendre les lacunes du système actuel au sérieux et revendiquer l’individualisation des droits sociaux, l’instauration de minimums sociaux à hauteur du seuil de pauvreté et le renforcement de la spécificité de notre système. Ainsi, au lieu de prendre le lent démantèlement de notre sécurité sociale pour une réalité inéluctable, battons-nous pour la reconstruire de manière encore plus ambitieuse.  +
La revendication d'un revenu de base quel qu'en soit le montant est dangereuse +Il faut en tout état de cause expliquer d’où provient ce fameux revenu garanti, comment il est financé. Les partisans du revenu universel ne devraient pas pouvoir récuser cette demande en se réfugiant dans un utopisme flou, parce que le niveau de ce revenu est précisément ce qui distingue les projets libéraux (un revenu minimum comme « filet de sécurité ») et les projets véritablement alternatifs. Si le niveau du revenu est suffisamment élevé pour n’être pas une simple aumône, il faut dire quelle est la répartition du revenu national compatible avec cette garantie de revenu. On trouve peu de réponses à cette question pourtant légitime [...]  +, [L]e revenu annuel garanti a ses théoriciens et ses partisans libéraux. Pour eux, il se réduit à une sorte de revenu de survie ou de minimum social permettant de tirer vers le bas l’échelle des salaires et d’enfoncer l’obstacle que représente encore le salaire minimum légal. « L’allocation universelle de solidarité » au moins égale au salaire minimum garanti signifierait une socialisation généralisée du salaire contre les intermittences du travail. Inutile de préciser qu’il faudrait pour l’arracher un rapport de force extraordinairement favorable, alors que, dans la plupart des pays, l’heure est à la défense de la sécurité sociale, des minima sociaux, au refus de remettre en cause le salaire minimum, face aux assauts du patronat contre les solidarités acquises. Dans ce contexte concret, il est dangereux de jouer avec des revendications assez imprécises pour se prêter à des interprétations opposées.  +
La réduction du temps de travail conduit à une augmentation de la productivité +Quand bien même l'instauration d'un revenu inconditionnel entraînerait une diminution du temps de travail, celle-ci ne s'accompagnerait pas nécessairement d'une baisse équivalente de la production. Souvenons-nous par exemple que le passage aux « 35 heures » a entraîné une nette augmentation de la productivité des Français. L'hypothétique diminution du volume de travail n'aurait donc pas nécessairement un impact catastrophique sur l'activité économique. Notons au passage que les gains de productivité engendrés par les « 35 heures » ont été l'une des raisons de leur faible impact sur l'emploi.  +
Le Front national est-il un parti fasciste ? +Au début des années 1960, Jean-Marie Le Pen, n’ayant rien renié de son passé sulfureux, se rend en Espagne pour aller saluer d’anciens compagnons de combat. Il rend visite à : * Abel Bonnard : Maurassien, il évolue vers le fascisme dans les années 1930. Partisan d’un rapprochement franco-allemand, il devient, durant la seconde guerre mondiale, une figure de la collaboration avec l’occupant nazi. Nommé ministre de l’Éducation nationale en 1942, il fait partie des « ultra » et des derniers partisans du régime de Vichy. […] * Louis Darquier de Pellepoix : Individu politique d’extrême droite, il est principalement connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […] * Léon Degrelle : Journaliste et homme politique engagé à l’extrême droite, il est surtout connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […] Engagé volontaire, il combattit sur le front de l’Est avec le grade de commandant dans la 28e division SS Wallonie. * Otto SKORZENY : Il rejoint le parti nazi autrichien en 1931. Comme colonel SS, il participa à de très nombreuses opérations prestigieuses, telle que l’évasion de Mussolini d’une prison italienne, en 1944.  +, Bien qu’il leur fallut mettre l’accent à tel ou tel moment sur l’une ou l’autre de ces tactiques, Hitler comme Mussolini ont combiné la construction d’une force violente sur le terrain et la constitution d’une façade politique « respectable ». Dans des contextes différents, ces deux mouvements ont connu des courbes de développement semblables : construction de groupes de combats en réaction à la puissance des organisations ouvrières, recherche de support électoral et construction d’un mouvement de masse basé sur la petite bourgeoisie déclassée, ralliement de forces de la bourgeoisie jusqu’alors hésitantes et accession au pouvoir, destruction physique des forces du mouvement ouvrier et des acquis démocratiques. Les tentatives de coups d’Etat s’étant avérées infructueuses et la voie électorale insuffisante pour leur amener une majorité de voix, Hitler comme Mussolini sont d’abord arrivés aux affaires par des alliances parlementaires avec des partis libéraux et conservateurs, dont ils se sont débarrassés une fois leur pouvoir consolidé. En janvier 1933, le mois où Hitler fut nommé chancelier, le socialiste Hilferding proclama « la chute du fascisme », assurant que « la légalité sera sa perte ». Hilferding mourut huit ans plus tard entre les mains de la Gestapo et sa femme fut assassinée à Auschwitz. Loin de le supprimer, le légalisme est un élément de la stratégie du fascisme dans sa marche vers la prise du pouvoir.  +, C'est une photo dont Marion Maréchal-Le Pen se serait bien passée. Sur cette image, [...] la benjamine de l'Assemblée nationale pose en compagnie d'Edouard Klein, leader du GUD (Groupe union défense, une organisation étudiante d'extrême droite), et de Baptiste Coquelle, présenté comme un membre du « mouvement skin ». La photo date du 11 décembre 2012. Ce soir-là, le FN célébrait en grande pompe ses 40 années d'existence à la salle de la Mutualité, à Paris. Au centre, Baptiste Coquelle. Sur un autre cliché non daté publié par l'hebdomadaire, on retrouve Baptiste Coquelle, casque de SS sur la tête, réalisant un salut nazi devant un drapeau frappé de la croix celtique, symbole des néonazis.  +,
Le ROR est responsable de cas d'autisme +Universal hepatitis B vaccination was recommended for U.S. newborns in 1991; however, safety findings are mixed. The association between hepatitis B vaccination of male neonates and parental report of autism diagnosis was determined. This cross-sectional study used weighted probability samples obtained from National Health Interview Survey 1997-2002 data sets. Vaccination status was determined from the vaccination record. Logistic regression was used to estimate the odds for autism diagnosis associated with neonatal hepatitis B vaccination among boys age 3-17 years, born before 1999, adjusted for race, maternal education, and two-parent household. Boys vaccinated as neonates had threefold greater odds for autism diagnosis compared to boys never vaccinated or vaccinated after the first month of life. Non-Hispanic white boys were 64% less likely to have autism diagnosis relative to nonwhite boys. Findings suggest that U.S. male neonates vaccinated with the hepatitis B vaccine prior to 1999 (from vaccination record) had a threefold higher risk for parental report of autism diagnosis compared to boys not vaccinated as neonates during that same time period. Nonwhite boys bore a greater risk.  +
Le capitalisme cognitif est relativement marginal au sein des pays développés +Le capitalisme contemporain se caractérise en réalité par une dualité dans la dynamique de l’emploi. Les effectifs employés croissent en effet par les deux bouts : d’un côté, les effectifs des « travailleurs cognitifs » augmentent rapidement, mais la masse des emplois créés se retrouvent dans les emplois peu qualifiés du commerce et des services aux personnes. Cette structure est particulièrement nette aux Etats-Unis qui devraient pourtant être la terre d’élection de ce nouveau capitalisme. L’étude concrète du capitalisme contemporain montre clairement qu’il est indissociablement néo-taylorien et « cognitif ».  +
Le financement des systèmes des retraites et d'assurance maladie a été possible malgré ce qu'on en disait +Un revenu de base global représente sans aucun doute un idéal ambitieux. Du point de vue du monde tel qu'il est aujourd'hui, beaucoup de personnes vont probablement penser qu'il est irréalisable. Cependant, nous croyons qu'il peut devenir une réalité. […] Il y a quelques siècles, presque personne n'aurait cru que le suffrage universel ou les systèmes de sécurité sociale comme ceux que nous avons aujourd'hui seraient possibles. Pourtant, nous y sommes. Il n'y a aucun obstacle insurmontable à l'introduction d'un revenu de base global. Tout dépend de nos idées, de notre volonté et des choix que nous en tant qu'individus et nos nations effectueront.  +, [Le revenu de base] est une idée utopiste ! Oui, et alors ? L’abolition de l’esclavage ou de la peine de mort, la démocratie, le suffrage universel étaient aussi, en leur temps, des idées utopistes. Jusqu’au moment où, avec l’évolution de la société, ces idées deviennent non seulement réalisables, mais nécessaires.  +, La première objection couramment opposée au revenu inconditionnel est d'ordre comptable : où donc trouver les centaines de milliards d’euros nécessaires à son financement ? La question sonne comme une gageure alors que l’on nous martèle sans cesse que les caisses sont vides. Pourtant, des défis semblables ont déjà été relevés par le passé, et avec succès – pensons au système de retraites ou à l’assurance maladie par exemple. Finalement, le revenu inconditionnel défendu ici n’est qu’un défi supplémentaire que nous nous devons de relever au nom de notre exigence de justice sociale.  +
Le revenu de base apporte plus de liberté aux individus +Nous souhaitons apporter à chacun la sécurité fondamentale lui permettant de disposer pleinement de sa liberté et d’effectuer ses propres choix. Si la société me garantit le financement de mes besoins primaires, je suis mieux à même de décider de ma vie comme je l’entends, sans être à la merci des caprices d’un employeur ou de l’aumône de l’Etat. Cette sécurité est le pendant de la responsabilité puisqu’elle doit libérer les individus du besoin et le Gouvernement de l’obligation de multiplier sans fin les allocations diverses colmatant un patchwork social inefficace. Un revenu minimum, se substituant au maquis actuel des allocations et aides diverses, dote chacun d’un stock suffisant de liberté de (de travailler ou de ne pas travailler, d’avoir ou non une famille, de choisir son mode de vie) pour permettre de garantir à tous les libertés à (à conclure volontairement toute forme de contrat, à disposer de son corps, à jouir pleinement de ses propriétés) 3 . En un sens, le revenu minimum permet de dépasser à la fois le discours sur l’assistanat, en établissant un mécanisme transparent et identique pour tous, et celui sur la solidarité, en garantissant un filet de sécurité tel que la vaste majorité des autres allocations puissent être supprimées. Il assure à chacun les moyens de sa dignité sans chercher à influencer les comportements ni à contraindre l’activité économique.  +, Un revenu de base libère les personnes de l'obligation formelle de travailler. Il permet à chacun de choisir librement quel travail il veut effectuer. L'obligation formelle de travailler et la dépendance totale au travail pour un revenu constituent des atteintes aux valeurs démocratiques et à la dignité humaine. En conséquence, beaucoup de personnes sont malheureuses dans leur travail : à cause de mauvaises conditions de travail et de sous-paiement, ou parce que le travail qu'elles doivent faire ne correspond pas à leurs capacités ou leurs aspirations, idées et valeurs. Un revenu de base donnera la liberté aux personnes de choisir le travail qu'elles veulent vraiment faire.  +, [L]e revenu inconditionnel est un facteur d'émancipation des individus dont il favorise l'autonomie sociale et financière. Libéré du souci constant de la survie et de la contrainte du travail, chaque citoyen pourrait se consacrer aux activités de son choix et donner libre cours à ses envies. Par ailleurs, étant versé à titre individuel, le revenu inconditionnel pourrait avoir un impact décisif sur l'émancipation des femmes notamment, en favorisant leur indépendance financière.  +
Le revenu de base conduit à une simplification administrative et fiscale +La mise en place d’un revenu de base pourrait permettre de diminuer le coût de fonctionnement des administrations chargées de distribuer les aides sociales. En effet, plus besoin de contrôler les ressources du ménage ni les efforts des bénéficiaires pour rechercher un emploi. Les ressources budgétaires seront réorientées : moins de dépenses seront affectées à des fins de contrôle, mais davantage pour permettre d’accéder à l’activité (accompagnement des chercheurs d’emploi...).  +